01Juin2026

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Réponse au reportage du Monde “Comment le Maroc a mis la main sur le Sahara occidental”: vérités historiques et manipulations autour de la question sahraouie 🇪🇭

📰 Résumé

Le reportage du Monde consacré au Sahara occidental relaie une série d’approximations et de contre-vérités historiques, reprenant les thèses officielles du régime marocain. En omettant des faits essentiels, ce documentaire déforme la réalité du conflit sahraoui et alimente une vision biaisée de l’engagement algérien.

The DZ Legacy tient à rétablir la vérité historique, juridique et politique autour de cette question de décolonisation.


1. Une présentation biaisée et sans fondement historique

Le reportage affirme, sans fournir la moindre preuve, que l’Algérie aurait armé le Front Polisario.

Or, aucune archive officielle, ni des Nations unies ni d’institutions indépendantes, ne vient confirmer cette accusation.

L’Algérie n’a jamais agi autrement que dans le respect du droit international et du principe d’autodétermination des peuples, consacré par la Charte des Nations unies ainsi que par les résolutions 1514 (XV) et 1541 sur la décolonisation.

Cette approche du Monde tend à faire d’Alger un acteur belliqueux, alors que son rôle a toujours été celui de pays observateur et défenseur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.


2. Des omissions historiques graves

Le reportage passe sous silence des éléments essentiels :

  • Le Front Polisario a été fondé en 1973 à Zoueratt (Mauritanie), et non en Algérie comme le sous-entendent certains récits erronés.
  • Le rôle de Mouammar Kadhafi, qui a soutenu politiquement, militairement et financièrement la cause sahraouie dans les années 1970, est totalement effacé du récit.

Ces omissions ne sont pas anodines. Elles contribuent à simplifier artificiellement le conflit pour en faire une opposition bilatérale Maroc–Algérie, alors qu’il s’agit avant tout d’un processus de décolonisation inachevé reconnu par les instances internationales.


3. Des accusations sans preuve : le mythe de “l’accès à l’Atlantique”

Parmi les nombreuses approximations relayées, figure l’idée selon laquelle l’Algérie chercherait à obtenir un accès à l’océan Atlantique via le Sahara occidental.

Aucune source diplomatique, aucun document officiel, ni aucune déclaration publique ne vient étayer une telle affirmation.

Ce mythe, largement propagé par la propagande marocaine, vise à détourner l’attention du cœur du problème : la colonisation illégale du Sahara occidental par le Maroc depuis 1975.


4. Le mensonge autour du plan d’autonomie marocain

Le reportage affirme que le Front Polisario aurait accepté le plan d’autonomie marocain sous réserve d’un référendum.

Cette affirmation est fausse.

Le Front Polisario, en tant que représentant légitime du peuple sahraoui, a toujours maintenu une position claire :

Aucune négociation ou accord n’est possible si l’option de l’indépendance n’est pas incluse dans le référendum d’autodétermination.

Cette position repose sur des fondements juridiques solides :

  • La Charte des Nations unies,
  • La résolution 1514 (XV) de 1960 sur la décolonisation,
  • La résolution 1541,
  • Et l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) du 16 octobre 1975, qui reconnaît que le Maroc n’exerce aucun lien de souveraineté sur le Sahara occidental.


5. Une vérité incontestable : le peuple sahraoui doit être consulté

La seule vérité énoncée dans le reportage – et que nul ne conteste – est qu’aucune solution durable ne peut exister sans la consultation libre et démocratique (selon le droit international) du peuple sahraoui.

Or, le Conseil de sécurité de l’ONU se contente depuis des années de résolutions d’équilibre en apparence, sans jamais imposer le respect du droit à l’autodétermination.

Cette stratégie de temporisation ne vise qu’à gagner du temps et à calmer les tensions internes au Maroc, dont le régime fait face à une grave crise économique et sociale.

Le roi Mohammed VI, dans la continuité de son père Hassan II, a hypothéqué l’avenir du royaume en s’enfermant dans une politique de colonisation illégale et sans issue.


6. La trahison du Maroc envers la cause palestinienne

La politique étrangère du Maroc révèle également une contradiction profonde et une trahison historique envers la cause palestinienne.

En signant les accords d’Abraham en 2020 avec les États-Unis et Israël, le régime marocain a choisi de normaliser ses relations avec l’État occupant de Tel Aviv, en échange d’un soutien diplomatique éphémère à sa colonisation du Sahara occidental.

Cet acte, motivé par un calcul politique à court terme, symbolise l’abandon des principes de solidarité arabo-musulmane et du combat anticolonial que le Maroc prétend pourtant défendre.

En échange de cette reconnaissance artificielle, le royaume a tourné le dos à la cause palestinienne, compromettant son image et sa crédibilité sur la scène internationale.

Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures : on ne peut pas soutenir la colonisation en Afrique du Nord tout en condamnant celle de la Palestine.

Cette duplicité diplomatique illustre la dérive d’un régime prêt à sacrifier la justice et la dignité des peuples pour quelques promesses américaines et israéliennes, aujourd’hui déjà remises en cause sur le plan international.


Conclusion : rétablir la vérité, défendre le droit

En omettant des faits historiques et en reprenant les narratifs marocains, le reportage du

Monde contribue à la désinformation et à la confusion autour du dossier sahraoui.

The DZ Legacy réaffirme son engagement pour :

  • La vérité historique,
  • Le respect du droit international,
  • Et le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Car sans vérité, il ne peut y avoir ni justice, ni paix durable en Afrique.

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Hommage solennel aux victimes de la tragédie de Sakiet Sidi Youssef du 8 février 1958

En tant qu’entité de mémoire et d’engagement, l’Association The DZ Legacy souhaite rendre hommage aux martyrs tunisiens tombés lors du massacre de Sakiet Sidi Youssef, le 8 février 1958. Cet acte tragique, perpétré par l’armée coloniale française, a coûté la vie à des civils tunisiens et algériens, alors que ces derniers étaient unis dans leur lutte commune pour l’indépendance, la dignité et la justice.

Le village de Sakiet Sidi Youssef, symbole de la résistance tunisienne et algérienne, a payé un lourd tribut ce jour-là. Les habitants, hommes, femmes et enfants, ont fait preuve d’une solidarité inébranlable face à l’oppression coloniale. En dépit de cette violence aveugle, ils ont incarné l’espoir et la force de tout un peuple, dont le courage et la détermination sont toujours vivants dans les mémoires et dans le cœur des générations actuelles.

Nous, membres de l’Association The DZ Legacy, soulignons l’importance de cet événement tragique dans l’histoire de la résistance anticoloniale et le rôle central de la Tunisie dans cette lutte. Ce massacre n’a pas seulement été un moment de douleur, mais aussi un acte de résistance qui a renforcé l’unité entre nos deux peuples frères, algériens et tunisiens, dans leur combat pour la liberté. En ce jour de mémoire, nous renouvelons notre engagement à préserver cette mémoire collective et à promouvoir les valeurs de paix, de justice, de liberté et de solidarité.

Nous exprimons notre profond respect et notre solidarité la plus sincère envers les familles des victimes et envers le peuple tunisien dans son ensemble. Leur sacrifice, leur dignité et leur lutte demeurent une source d’inspiration pour toutes les générations. En honorant leur mémoire, nous affirmons que leur lutte pour la liberté et la dignité ne sera jamais oubliée et qu’elle continue de nourrir les idéaux d’unité et de résistance face à toute forme d’injustice.

Ainsi, en ce 8 février, nous rendons hommage aux martyrs de Sakiet Sidi Youssef, mais aussi à toute la Tunisie, à son peuple et à son histoire de lutte pour l’indépendance et la justice. Leur sacrifice est et restera un phare pour l’avenir.

Allâh yarham echouadaa.