01Juin2026

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THE DZ LEGACYCulture et Patrimoine Algérien

UNESCO : Quand le patrimoine algérien dérange au point de provoquer des violences…

Ce qui devait être une célébration du patrimoine africain au sein de l’UNESCO s’est transformé en scène de tensions, de violences et de provocations ciblées contre la délégation algérienne. D’après plusieurs témoins présents sur place, dont des membres de délégations africaines, les incidents survenus autour du stand algérien ne relèvent en aucun cas d’une simple altercation improvisée. Ils témoignent d’une volonté claire de perturber, intimider et imposer un rapport de force contre les représentants algériens.

Selon les témoignages recueillis par l’association de défense et de protection du patrimoine algérien The DZ Legacy, plusieurs femmes marocaines seraient arrivées avec une attitude ouvertement hostile, multipliant les provocations verbales autour des éléments culturels présentés par l’Algérie. Des discussions agressives auraient été engagées avec plusieurs visiteurs africains présents dans l’espace UNESCO aux abords du stand algérien alors que le stand marocain était au bout de l’espace, tandis que certaines participantes tentaient de remettre en cause l’origine de pièces traditionnelles exposées sur le stand algérien.

Des témoins évoquent notamment des références répétées à Tétouan, Caftan Khanjar et aux éléments vestimentaires traditionnels, dans une tentative manifeste de confrontation culturelle. L’une des personnes présentes affirme même que certaines tenues avaient été achetées sur internet, Vinted, market place etc… afin d’alimenter une mise en scène destinée à provoquer les exposants algériens.

Très rapidement, la situation aurait dégénéré.

Téléphones arrachés, violences physiques et intimidations

Au cœur de la confusion, plusieurs incidents graves ont été signalés. Une femme de la délégation algérienne, aurait vu son téléphone être arraché au milieu de la tension par une marocaine. Selon les témoins, l’appareil a finalement pu être récupéré grâce à l’intervention rapide de membres de la délégation algérienne.

Un second téléphone appartenant à un autre membre de la délégation algérienne aurait également été subtilisé durant les affrontements. Ce n’est qu’après intervention des agents de sécurité de l’UNESCO, appuyés par les caméras de surveillance situées au-dessus du stand algérien, que la situation aurait commencé à être clarifiée.

Des témoins décrivent des scènes particulièrement choquantes : tirages de cheveux à répétition de la part d’une des membres de la délégation marocaine, la plus véhémente (vidéo en bas de page), bousculades et tentatives d’empêcher les Algériens de filmer les événements. Un homme marocain aurait même tenté d’agresser verbalement une algérienne sur place afin qu’elle cesse d’enregistrer les violences en cours.

Plus grave encore, une tentative de vol d’un caftan en brocard présenté sur le stand algérien aurait également été signalée.

Déconstruire le faux récit du “clash entre voisins”

Très vite, certains récits comme la fait la BBC ont tenté de présenter les faits comme un simple “clash” entre Algériens et Marocains. Une lecture que rejettent fermement les témoins présents sur place.

Selon plusieurs sources concordantes, il ne s’agissait pas d’une dispute spontanée entre deux groupes opposés, mais bien d’une tentative d’injonction et d’intimidation menée contre la délégation algérienne, avec violence. Les personnes impliquées seraient revenues à plusieurs reprises autour du stand algérien avec une attitude agressive, dans l’objectif évident de provoquer un affrontement et de perturber la présentation du patrimoine algérien devant les visiteurs africains et internationaux.

C’est précisément ce récit qu’il faut aujourd’hui déconstruire : non, les événements de l’UNESCO, de la foire en Italie et de la foire de Paris ne relèvent pas d’un “conflit des deux côtés”. Les témoignages recueillis parlent d’agressions ciblées, de vols, de violences physiques et de tentatives d’empêcher les preuves vidéo d’être enregistrées.

Solidarité africaine et intervention de la délégation mauritanienne

Un élément revient avec force dans l’ensemble des témoignages : le soutien massif reçu par la délégation algérienne de la part des représentants africains présents sur place.

Des membres de la délégation mauritanienne auraient publiquement soutenu les Algériens après les incidents, tout comme plusieurs visiteurs et représentants africains témoins directs de la scène.

Plusieurs témoins affirment que les soutiens africains ont joué un rôle déterminant pour empêcher une aggravation des violences.

Un participant algérien conduit à l’hôpital

Les affrontements auraient également fait au moins un blessé côté algérien. Un participant aurait été conduit à l’hôpital après avoir subi une blessure au poignet durant les violences.

Au-delà de l’incident lui-même, cette affaire pose une question plus large : pourquoi la mise en valeur du patrimoine algérien suscite-t-elle de telles réactions lorsqu’elle est présentée dans un cadre international ?

Malgré les provocations, les agressions et les tentatives d’intimidation, la délégation algérienne a pu compter sur le soutien de nombreux témoins africains présents sur place. Une solidarité qui contraste fortement avec les scènes de violence rapportées durant cette journée qui aurait dû être consacrée exclusivement à la célébration du patrimoine africain et au dialogue culturel.

À défaut de pouvoir s’approprier le patrimoine algérien, le Maroc finira peut-être par faire inscrire le vol au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Vidéo de l’agression d’une algerienne par la plus véhémente des marocaines sur le stand algérien à la semaine Africaine de l’Unesco.

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L’UNESCO accepte le dossier du zellige algérien au patrimoine culturel immatériel de l’humanité !

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a officiellement accepté l’inscription du zellige algérien sur sa Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, après examen du dossier préparé par la République algérienne démocratique et populaire. La future inscription, prévue pour la fin de l’année 2026, reconnaît l’art algérien de l’ornementation architecturale en zellige ainsi que les savoir-faire associés à cette tradition artisanale ancestrale, fondée sur la fabrication manuelle de carreaux de faïence décorative utilisés dans l’architecture religieuse, palatiale et domestique.

Les premières traces archéologiques de zellige en Algérie ont été mises au jour sur le site de la Kalâa des Béni Hammad, cité fortifiée fondée au début du XIᵉ siècle par la dynastie Hammadide et classée patrimoine mondial de l’UNESCO dès 1980. Les fouilles archéologiques y ont révélé l’usage de revêtements céramiques décoratifs, attestant l’existence et le développement précoce de techniques de mosaïque céramique en Algérie.

Cet art s’est ensuite diffusé et affirmé dans plusieurs régions du pays, notamment à Tlemcen, dans la Casbah d’Alger, à Constantine, Miliana ou Nedroma, où le zellige orne murs, sols, fontaines, patios et espaces cultuels.

Le zellige algérien se distingue par la richesse de ses motifs géométriques et végétaux, élaborés selon des principes mathématiques précis fondés sur la symétrie, la répétition et l’entrelacement. Les compositions utilisent des palettes chromatiques traditionnelles issues de pigments minéraux locaux, privilégiant des teintes naturelles telles que le vert, le blanc, le bleu, le jaune et le brun. Les savoir-faire associés couvrent l’ensemble de la chaîne de production, de la préparation de l’argile à l’émaillage, la découpe manuelle des carreaux (Tesselles) et leur assemblage, transmis de génération en génération au sein des ateliers artisanaux.

La reconnaissance par l’UNESCO s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Algérie pour documenter, sauvegarder et valoriser son patrimoine culturel immatériel, conformément à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ratifiée par l’Algérie en 2004. Elle vise également à préserver un art emblématique de l’identité culturelle algérienne face aux défis contemporains.

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🇩🇿 L’Algérie marque un point à l’UNESCO : deux dossiers révisés avec succès !

La journée a été plutôt mouvementée du côté de l’UNESCO ou se tient actuellement la 20 ème Session du Comité Intergouvernemental (20 COM).

La délégation algérienne, conduite par l’honorable Slimane HACHI – Directeur général du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPH) a mené une défense solide de son patrimoine.

Résultat : deux dossiers ont été officiellement modifiés, confirmant l’importance du caftan et des éléments vestimentaires traditionnels dans notre héritage culturel.

Le costume féminin de cérémonie dans le Grand Est de l’Algérie : savoir-faire associés à la confection et à la parure de la “Gandoura” et de la “Melehfa” enregistré en 2024 a ainsi été ajusté pour inclure un apport du Caftan, du l’Qat et du Lhef. Une précision importante qui replace chaque pièce dans son contexte authentique, sans ambiguïté.

Même dynamique pour le dossier enregistré en 2012 : Les rites et les savoir-faire artisanaux associés à la tradition du costume nuptial de Tlemcen où la mention du Port du Caftan a été intégrée (Lebset el Arftan). Rien de spectaculaire à première vue nous concernant car cela est sans équivoque, mais une avancée symbolique importante pour éviter les oublis, les confusions… et les réinterprétations trop “créatives” de certains de nos voisins.


🦁 Une délégation combative

Il faut reconnaître que la délégation algérienne n’a pas ménagé ses efforts. Elle a défendu les dossiers avec conviction, face à des pays comme Haïti, le Paraguay ou encore la France, qui n’ont pas manqué de donner leur avis (dont on se passerait bien). Une ambiance diplomatique… animée, disons-le ainsi.

Heureusement, la ténacité algérienne a payé, et les modifications ont pu être actées après des discussions aussi intenses que courtoises et surtout face a Haïti !


🤝 Remerciements à l’Ouganda, Nigéria et la Zambie

Un mot particulier pour L’Ouganda, La Zambie et Le Nigéria, dont le soutien dans ce processus a été apprécié. Dans les moments où chaque voix compte, ce type d’appui fait toujours la différence.


Un petit pas administratif, un grand pas pour la cohérence patrimoniale

Sans révolutionner l’UNESCO, ces modifications restent importantes : elles garantissent que le patrimoine algérien est présenté de manière fidèle, précise et respectueuse de son histoire.
Et pour nous, The DZ Legacy, c’est exactement ce que nous défendons : la protection, la clarification et la valorisation du patrimoine culturel algérien, sans exagération ni effacement.

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Réponse au reportage du Monde “Comment le Maroc a mis la main sur le Sahara occidental”: vérités historiques et manipulations autour de la question sahraouie 🇪🇭

📰 Résumé

Le reportage du Monde consacré au Sahara occidental relaie une série d’approximations et de contre-vérités historiques, reprenant les thèses officielles du régime marocain. En omettant des faits essentiels, ce documentaire déforme la réalité du conflit sahraoui et alimente une vision biaisée de l’engagement algérien.

The DZ Legacy tient à rétablir la vérité historique, juridique et politique autour de cette question de décolonisation.


1. Une présentation biaisée et sans fondement historique

Le reportage affirme, sans fournir la moindre preuve, que l’Algérie aurait armé le Front Polisario.

Or, aucune archive officielle, ni des Nations unies ni d’institutions indépendantes, ne vient confirmer cette accusation.

L’Algérie n’a jamais agi autrement que dans le respect du droit international et du principe d’autodétermination des peuples, consacré par la Charte des Nations unies ainsi que par les résolutions 1514 (XV) et 1541 sur la décolonisation.

Cette approche du Monde tend à faire d’Alger un acteur belliqueux, alors que son rôle a toujours été celui de pays observateur et défenseur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.


2. Des omissions historiques graves

Le reportage passe sous silence des éléments essentiels :

  • Le Front Polisario a été fondé en 1973 à Zoueratt (Mauritanie), et non en Algérie comme le sous-entendent certains récits erronés.
  • Le rôle de Mouammar Kadhafi, qui a soutenu politiquement, militairement et financièrement la cause sahraouie dans les années 1970, est totalement effacé du récit.

Ces omissions ne sont pas anodines. Elles contribuent à simplifier artificiellement le conflit pour en faire une opposition bilatérale Maroc–Algérie, alors qu’il s’agit avant tout d’un processus de décolonisation inachevé reconnu par les instances internationales.


3. Des accusations sans preuve : le mythe de “l’accès à l’Atlantique”

Parmi les nombreuses approximations relayées, figure l’idée selon laquelle l’Algérie chercherait à obtenir un accès à l’océan Atlantique via le Sahara occidental.

Aucune source diplomatique, aucun document officiel, ni aucune déclaration publique ne vient étayer une telle affirmation.

Ce mythe, largement propagé par la propagande marocaine, vise à détourner l’attention du cœur du problème : la colonisation illégale du Sahara occidental par le Maroc depuis 1975.


4. Le mensonge autour du plan d’autonomie marocain

Le reportage affirme que le Front Polisario aurait accepté le plan d’autonomie marocain sous réserve d’un référendum.

Cette affirmation est fausse.

Le Front Polisario, en tant que représentant légitime du peuple sahraoui, a toujours maintenu une position claire :

Aucune négociation ou accord n’est possible si l’option de l’indépendance n’est pas incluse dans le référendum d’autodétermination.

Cette position repose sur des fondements juridiques solides :

  • La Charte des Nations unies,
  • La résolution 1514 (XV) de 1960 sur la décolonisation,
  • La résolution 1541,
  • Et l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) du 16 octobre 1975, qui reconnaît que le Maroc n’exerce aucun lien de souveraineté sur le Sahara occidental.


5. Une vérité incontestable : le peuple sahraoui doit être consulté

La seule vérité énoncée dans le reportage – et que nul ne conteste – est qu’aucune solution durable ne peut exister sans la consultation libre et démocratique (selon le droit international) du peuple sahraoui.

Or, le Conseil de sécurité de l’ONU se contente depuis des années de résolutions d’équilibre en apparence, sans jamais imposer le respect du droit à l’autodétermination.

Cette stratégie de temporisation ne vise qu’à gagner du temps et à calmer les tensions internes au Maroc, dont le régime fait face à une grave crise économique et sociale.

Le roi Mohammed VI, dans la continuité de son père Hassan II, a hypothéqué l’avenir du royaume en s’enfermant dans une politique de colonisation illégale et sans issue.


6. La trahison du Maroc envers la cause palestinienne

La politique étrangère du Maroc révèle également une contradiction profonde et une trahison historique envers la cause palestinienne.

En signant les accords d’Abraham en 2020 avec les États-Unis et Israël, le régime marocain a choisi de normaliser ses relations avec l’État occupant de Tel Aviv, en échange d’un soutien diplomatique éphémère à sa colonisation du Sahara occidental.

Cet acte, motivé par un calcul politique à court terme, symbolise l’abandon des principes de solidarité arabo-musulmane et du combat anticolonial que le Maroc prétend pourtant défendre.

En échange de cette reconnaissance artificielle, le royaume a tourné le dos à la cause palestinienne, compromettant son image et sa crédibilité sur la scène internationale.

Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures : on ne peut pas soutenir la colonisation en Afrique du Nord tout en condamnant celle de la Palestine.

Cette duplicité diplomatique illustre la dérive d’un régime prêt à sacrifier la justice et la dignité des peuples pour quelques promesses américaines et israéliennes, aujourd’hui déjà remises en cause sur le plan international.


Conclusion : rétablir la vérité, défendre le droit

En omettant des faits historiques et en reprenant les narratifs marocains, le reportage du

Monde contribue à la désinformation et à la confusion autour du dossier sahraoui.

The DZ Legacy réaffirme son engagement pour :

  • La vérité historique,
  • Le respect du droit international,
  • Et le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Car sans vérité, il ne peut y avoir ni justice, ni paix durable en Afrique.

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“SI NOUS VENONS A MOURIR, DEFENDEZ NOS MEMOIRES” 1ER Novembre 1954 – 71 ans.

Le 1er novembre 1954, à l’aube de la « Toussaint », l’Algérie s’engageait vers son destin. Pour l’association The DZ Legacy, défenseure du patrimoine et de la culture algérienne, cette journée revêt un sens profond : elle marque la première flambée collective d’un peuple déterminé à se libérer de plus d’un siècle de domination coloniale.

Le contexte

Depuis 1830, l’Algérie vivait sous le joug de la colonisation française : terres spoliées, statuts discriminants, voix enchaînées. Une génération de jeunes militants, d’enseignés, de paysans expropriés, de travailleurs des villes, portait en elle l’urgence d’agir. Comme l’écrit un article algérien : « Le 1er novembre 1954 n’est que l’aboutissement d’une longue résistance du peuple algérien contre l’occupation française. »
Cette journée ne surgit pas du vide : elle est l’expression d’un peuple réveillé, d’une nation qui ne veut plus attendre.

Le déclenchement

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, près d’une soixantaine d’attaques coordonnées frappent des casernes, des postes de police et des installations coloniales à travers l’Est de l’Algérie, notamment dans les Aurès et la Mitidja.
Simultanément, la Front de libération nationale (FLN) diffuse une proclamation — « la Déclaration du 1er novembre 1954 » — appelant le peuple algérien à restaurer un État souverain, démocratique et social, dans le respect des libertés fondamentales.
Cet acte symbolique et concret a fait éclater d’un seul geste la longue pression du colonialisme.

L’importance et l’héritage

Pour l’Algérie, cette date est désormais un repère majeur : elle consacre l’unité de la nation et incarne le nationalisme du peuple.
À travers les mots d’un article algérien, on lit : « Le 1er novembre 1954… date emblématique de la lutte pour l’indépendance, revêt une signification profonde pour les Algériens. »
Elle n’est pas seulement une révolte armée : c’est un geste fondateur, culturel autant que politique, qui résonne jusque dans la mémoire collective.

Une émotion sincère, sans excès

Nous, membres de The DZ Legacy, regardons ce moment avec respect, gravité et espoir. Nous pensons aux femmes et aux hommes de cette nuit-là — aux voix qui se sont élevées, aux chaînes mentales qui ont été brisées.
Nous ne glorifions pas la guerre pour la guerre ; nous honorons l’élan d’un peuple déterminé à exister, à parler, à bâtir. Cette émotion n’est pas un appel à la vengeance, mais une invitation à connaître, à transmettre, à préserver.

Pourquoi aujourd’hui ?

Parce que chaque année, le 1er novembre, nous rappelons que la culture algérienne — dans ses langues, ses traditions, ses valeurs — n’est pas une donnée mytique ou figée : elle est vivante. Elle s’appuie sur des gestes comme celui de 1954 pour affirmer que l’Algérie est, et que ses héritages méritent d’être protégés.
Nous invitons chacun à se souvenir non pas seulement pour regarder en arrière, mais pour donner sens à l’action présente : que notre patrimoine — matériel et immatériel — serve à bâtir un avenir éclairé.


En ce 1er novembre, prenons un moment de recueillement pour tous ceux qui, silencieusement ou ouvertement, ont œuvré à la libération, à la dignité et à l’identité algériennes. Puis engageons nous à transmettre cette mémoire, à défendre ce patrimoine, et à poursuivre, à notre façon, l’élan de liberté initié cette nuit-là.

Si nous venons a mourir, défendez nos mémoires – DIDOUCHE Morad – Allâh y erhem chouhadaa

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17 Octobre 1961 – Sous le ciel de Paris, le courage algérien ne s’est jamais noyé !

 

🇩🇿 Hommage aux martyrs du 17 octobre 1961 🇩🇿

— Pour la mémoire, la vérité et la dignité !

Un soir de courage et de sang

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens, travailleurs et familles émigrés, répondent à l’appel pacifique de la Fédération de France du FLN. Ils sortent dans les rues de Paris pour dénoncer un couvre-feu raciste imposé uniquement aux « Français musulmans d’Algérie ». Leur seul crime : vouloir vivre libres, dignes et égaux, à la veille de l’indépendance de leur patrie.

La réponse du pouvoir colonial fut d’une violence inouïe. Sous les ordres du préfet Maurice Papon, la police française coloniale s’abattit sur les manifestants désarmés : coups, arrestations, tirs, noyades. Selon les sources algériennes et les historiens indépendants, plus de 300 Algériens furent tués, et des milliers arrêtés. Beaucoup furent jetés dans la Seine, symbole tragique d’un crime d’État longtemps effacé des mémoires officielles.

Le silence imposé, la mémoire retrouvée

Pendant des décennies, l’événement fut étouffé, minimisé, nié. Mais la vérité a survécu grâce à la résistance des familles, des témoins, et du peuple algérien. En Algérie, la date du 17 octobre est aujourd’hui un symbole national de mémoire et de fierté. Le président Abdelmadjid TEBBOUNE a instauré une minute de silence chaque année à 11h, en hommage aux martyrs tombés à Paris — un geste de fidélité envers ces héros de la communauté algérienne.

Des martyrs de la dignité

Ces hommes et ces femmes, venus manifester pacifiquement, n’étaient pas des militants armés. Ils étaient ouvriers, pères, mères, étudiants, porteurs d’un seul drapeau : celui de l’Algérie libre. Leur sang versé à Paris rejoint celui des martyrs tombés à Sétif, Guelma, Kherrata, et dans toutes les montagnes de la révolution. Ils rappellent que l’indépendance algérienne n’a pas seulement été gagnée sur le sol national, mais aussi dans les rues de la métropole coloniale.

Devoir de mémoire et de transmission

Rendre hommage, c’est dire la vérité sans détour : le 17 octobre 1961 fut un massacre colonial. Aucun peuple ne peut se construire sur l’oubli de ses martyrs. En perpétuant leur souvenir, nous prolongeons leur combat — celui de la liberté, de la justice et de la dignité humaine.

Gloire éternelle aux martyrs du 17 octobre 1961. Leur courage éclaire notre histoire, leur mémoire guide notre avenir, Allâh y erhem echouhadaa.

 

GUERRE
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📚Le Congrès de la Soummam : l’organisation de la Révolution

Le 20 août 1956, dans la vallée de la Soummam (Ifri Ouzellaguen, Béjaïa), les chefs de la Révolution algérienne se réunissent pour donner une organisation solide à la lutte de Libération. Deux ans après le déclenchement du 1er Novembre 1954, il fallait unir les efforts, définir des règles et mettre en place une direction nationale.

Pourquoi ce Congrès ?

Jusqu’en 1956, les maquis et les zones de combat manquaient de coordination. Le Congrès de la Soummam vient répondre à ce besoin : unir les combattants, clarifier les responsabilités et montrer au monde que la Révolution est organisée et légitime.

Les grandes décisions

  • Primauté du politique sur le militaire : la Révolution n’est pas seulement une guerre armée, mais un projet national.
  • Primauté de l’intérieur sur l’extérieur : l’action des combattants à l’intérieur du pays est reconnue comme essentielle.
  • Nouvelle organisation : création des wilayas (régions militaires et politiques) et d’institutions centrales comme le CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne) et le CCE (Comité de Coordination et d’Exécution).

Les acteurs

Parmi les principaux participants : Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi, Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Youcef Zighoud et Lakhdar Bentobal.

Un héritage vivant

Le Congrès de la Soummam a transformé une insurrection en un mouvement national structuré, ouvrant la voie à la victoire de 1962. C’est pourquoi le 20 août est aujourd’hui célébré comme Journée nationale du Moudjahid, en mémoire de deux moments forts :

  • 20 août 1955 : offensive du Nord-Constantinois menée par Zighoud Youcef.
  • 20 août 1956 : Congrès de la Soummam.

Le message de la Soummam reste actuel : unité, organisation et primauté de l’intérêt national.

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STOP A L’ALGEROPHOBIE !

Propos de Madame Noëlle Lenoir sur CNews : nous disons STOP à la stigmatisation des Algériens !

Le 8 août 2025, sur le plateau de l’émission L’Heure des pros 2 (CNews), Madame Noëlle Lenoir, ancienne ministre et présidente du comité de soutien à Boualem Sansal, a déclaré :

« Vous avez des millions d’Algériens qui présentent des risques majeurs, qui peuvent sortir un couteau dans le métro… »

Ces propos constituent une généralisation dangereuse qui assimile l’ensemble des Algériens à une menace, renforçant des préjugés racistes et nourrissant un climat de haine.


UNE BANALISATION INADMISSIBLE !

Le fait que de tels propos aient été tenus sans le moindre recadrage par l’animatrice et diffusés à grande échelle participe à la normalisation médiatique des discours xénophobes.


UN CONTEXTE DÉJÀ TENDU

Ces déclarations surviennent alors que les relations franco-algériennes connaissent de fortes tensions diplomatiques. De telles accusations ne peuvent qu’aggraver la fracture.


NOTRE POSITION

En tant qu’association de défense des Algériens en France, The DZ Legacy :

  • condamne fermement ces propos indignes et stigmatisants les algeriens ;
  • dénonce la banalisation des discours discriminatoires dans le paysage médiatique et du régime français ;
  • affirme solennellement que, si une procédure judiciaire venait à être engagée pour ces déclarations, nous nous porterons partie civile pour défendre l’honneur et les droits des Algériens.

La dignité des algériens n’est pas négociable !

Nous appelons les médias, les institutions et la société civile à agir contre la montée de la haine contre les algériens et à rétablir le respect mutuel entre les communautés.

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📗5 Juillet 1962 : L’ALGERIE LIBRE ET INDEPENDANTE

Pour la mémoire, pour l’avenir, 63ème Anniversaire de l’indépendance de l’ALGERIE.

✊ Un peuple en lutte : 132 ans de colonisation

L’histoire de l’indépendance de l’Algérie est celle d’un peuple qui a résisté pendant 132 ans à la colonisation française. Dès l’invasion de 1830, les Algériens, sous des figures comme l’Emir Abdelkader (Allâh y erhamhoum), ont opposé une farouche résistance. Mais la colonisation fut brutale : spoliations de terres, discriminations, massacres, et une politique de dépersonnalisation culturelle ont profondément marqué le peuple algérien.


🔥 Le déclenchement de la guerre : 1er novembre 1954

Le 1er novembre 1954, une date historique désormais appelée Toussaint Rouge en France, marque le lancement officiel de la révolution algérienne. Dans la nuit, le FLN (Front de Libération Nationale) organise une série d’attentats coordonnés dans plusieurs régions du pays. Ces attaques visent à faire entendre au monde et à la France que le peuple algérien ne veut plus subir la colonisation mais conquérir sa liberté.

C’est le début de huit années d’une guerre terrible, violente, déchirante, qui fera plus d’un million et demi de morts.


🏞️ Les maquisards de l’ALN

Le bras armé du FLN, l’ALN (Armée de Libération Nationale), s’organise dans les maquis – zones montagneuses, rurales et forestières. Ces combattants, souvent très jeunes, mènent une guerre de guérilla contre l’armée coloniale française.

Ils affrontent non seulement des batailles militaires, mais aussi des conditions de vie extrêmes, l’isolement, le manque de nourriture, et la peur des représailles contre leurs familles.

Ils sont les visages du courage silencieux, les porteurs de la souveraineté retrouvée.


⚔️ Une répression coloniale féroce

Face à la montée du FLN, la France coloniale répond par une répression implacable : arrestations massives, torture, internements sans jugement, couvre-feux, regroupements forcés de villages entiers, et destructions de zones rurales soupçonnées d’aider les maquisards.

Des centres de torture comme ceux d’Alger, Oran ou Constantine deviennent tristement célèbres. L’armée française développe aussi des techniques de guerre psychologique et fait appel à des milices supplétives appelées les harkis.


🔥 Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata (8 mai 1945)

Bien que ces massacres aient eu lieu neuf ans avant le déclenchement officiel de la guerre, ils sont souvent considérés comme le prélude de la révolution. Le 8 mai 1945, alors que l’Europe célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale, des milliers d’Algériens manifestent pacifiquement à Sétif, Guelma et Kherrata pour réclamer l’indépendance et le respect des promesses faites aux soldats algériens.

La répression coloniale est d’une violence extrême : plus de 45 000 Algériens sont tués dans ce que l’on considère aujourd’hui comme un crime contre l’humanité.


⚔️ L’offensive du 20 août 1955 dans le Nord Constantinois

Le 20 août 1955, une insurrection majeure est lancée dans le Nord Constantinois, notamment à Philippeville (Skikda), à l’initiative du FLN et de Zighoud Youcef. Cette offensive vise à généraliser l’insurrection populaire et à briser l’image d’un FLN marginalisé.

Les actions touchent aussi bien des cibles militaires que civiles, entraînant une réaction brutale de l’armée française qui tue des milliers de civils algériens dans les jours qui suivent. Cet épisode marque une escalade sans précédent du conflit.


🏙️ La bataille d’Alger (1957)

L’un des épisodes les plus emblématiques de la guerre est la bataille d’Alger, entre janvier et octobre 1957. Le FLN décide de porter la guerre au cœur de la capitale coloniale, multipliant les attentats à la bombe dans les lieux fréquentés par les Européens (cafés, clubs, marchés…).

En réponse, l’armée française envoie les parachutistes, dirigés par le général Massu, pour écraser la cellule urbaine du FLN. Cette bataille est tristement célèbre pour l’usage systématique de la torture, les disparitions forcées et l’échec moral de la France coloniale.


🕊️ Une guerre, mais une mémoire

Ces moments forts, parmi tant d’autres, sont les fondements de l’identité post-coloniale algérienne. La guerre d’indépendance n’est pas seulement une série de combats : elle est une affirmation d’un peuple (hommes, femmes, enfants) qui a refusé l’effacement, l’humiliation et l’injustice.


📜 Les Accords d’Évian et le référendum

Le 18 mars 1962, après de longues négociations, les Accords d’Évian sont signés, mettant fin aux combats. Un cessez-le-feu est instauré le 19 mars. Le 1er juillet 1962, un référendum d’autodétermination est organisé : plus de 99 % des Algériens votent pour l’indépendance.


🎉 5 juillet 1962 : L’indépendance proclamée

Le 5 juillet 1962, date symbolique choisie pour répondre à celle de l’occupation française de 1830, l’Algérie proclame son indépendance. À Alger, à Oran, à Constantine, à Tizi-Ouzou et partout ailleurs, des millions de voix crient :

“Tahya El Djazaïr !”

Mais cette joie est mêlée de douleurs. Des violences éclatent à Oran, des départs massifs de pieds-noirs ont lieu, et le pays découvre l’immensité du chantier à venir : reconstruire une nation libre.


🌿 Héritage et transmission : la mission de THE DZ LEGACY

Plus de 60 ans après, l’indépendance n’est pas un simple souvenir, c’est un héritage vivant. En tant qu’association de défense du patrimoine et des intérêts des Algériens, THE DZ LEGACY œuvre pour :

  • Préserver la mémoire historique
  • Sensibiliser les jeunes générations
  • Protéger le patrimoine culturel algérien
  • Faire rayonner l’identité algérienne dans le monde

Chaque 5 juillet, nous nous souvenons. Mais nous agissons aussi, pour que les valeurs de liberté, de justice et de fierté nationale soient transmises.

PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE. TAHIA EL DJAZAIR, ALLAH Y ERHAM ECHOUHADAA

“L’héritage des martyrs, la gloire des fidèles”

Rappel des dates importantes à retenir :
  • 14 juin 1830: Débarquement des forces françaises sur la côte de Sidi Fredj.
  • 5 juillet 1830: Signature de l’accord de soumission par le Dey d’Alger
  • 1832-1847: Révolte de l’émir Abd el-Kader qui fait reconnaître son autorité sur le centre et l’ouest de l’Algérie constitueant ainsi la naissance de l’Etat algérien.
  • 1830-1840: Lutte politique de Hamdane Ben Otmane Khodja
  • 1830-1840: Résistance de Ahmed Bey à l’Est Algérien
  • 1834: Traité Desmichel conclu entre La France et l’Emir Abd El Kader
  • 1837: Traité de la Tafna conclu entre le général Bugeaud et l’Emir Abd El Kader
  • 1846: Révolte de Benacer Ben Chohra au Centre et Sud-est
  • 1845-1850: Révolte de l’oasis de Zaatcha et Zibane menée par Cheikh Bouziane
  • 1851-1860: Révolte de Chérif Boubeghla et Fatma N’soumer au Djurdura et en Kabylie
  • 1864-1884: Révolte des Ouled Sidi-Cheikh
  • 1871-1872: Révolte de Hadj Mohamed El Mokrani Boumezrag
  • 1877-1912: Révolte des Touaregs du Hoggar avec Cheikh Amoud Ben Mokhtar
  • 1912: Fondation du mouvement de la jeunesse algérienne dirigé par l’Émir Khaled
  • Création à Alger de l’Association des Étudiants Musulmans d’Afrique du Nord (A.E.M.A.N.)
  • 1926: Création de l’Étoile Nord Africaine par El-Hadj Ahmed Messali à Paris
  • 1927: Naissance de l’Association des Étudiants Musulmans Nord Africains à Paris (A.E.M.N.A.F.)
  • 1931: Création de l’Association des Oulémas musulmans par Cheikh Abdelhamid Ben Badis.
  • 1937: Création du Parti du Peuple Algérien par El-Hadj Ahmed Messali à Alger.
  • 1943: Le  » Manifeste du peuple algérien  » présenté aux alliés par Ferhat Abbas réclame l’égalité entre les communautés musulmane et européenne
  • 08-mai-45: Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, près de 45.000 morts.
  • 1946: Ferhat Abbas crée l’Union Démocrate du Manifeste Algérien (U.D.M.A). El-Hadj Ahmed Messali crée le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (M.T.L.D.).
  • 1947: El-Hadj Ahmed Messali crée l’Organisation Spéciale.
  • 1 novembre 1954: Déclenchement de la révolution algérienne.
  • 20 août 1956: Congrès de la Soummam et instauration du C.N.R.A. et du C.C.E.
  • 1957: La question algérienne est inscrite à l’ordre du jour de l’O.N.U.
  • 19-sept-58: Création du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (G.P.R.A.) présidé par Ferhat Abbas.
  • 1961: Ben-Youcef Ben-Khedda préside le 3ème G.P.R.A.
  • 18 mars 1962: Signature des accords d’Evian
  • 19 mars 1962: Proclamation du cessez-le-feu.
  • avr-1962: Mise en place de l’Exécutif Provisoire à Rocher Noir (Boumèrdes)
  • 01-juil-1962: Référendum sur l’autodétermination, (99.7 % en faveur de l’indépendance).
  • 05-juil-1962: Proclamation de l’indépendance de l’Algérie.

Sétif, 8 mai 1945 : Une mémoire à vif, un cri de justice
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Sétif, 8 mai 1945 : Une mémoire à vif, un cri de justice

Alors que l’Europe entière célébrait la fin de la Seconde Guerre mondiale, un autre drame se jouait en Algérie. Ce 8 mai 1945, à Sétif, Guelma et Kherrata, des milliers d’Algériens furent massacrés pour avoir osé réclamer pacifiquement leur liberté. Une page sombre et longtemps occultée de l’histoire coloniale française, que nous avons le devoir de rappeler, d’honorer, et de transmettre.

Un espoir brisé dans le sang

Ce jour-là, des milliers d’Algériens descendent dans les rues, drapeaux algériens à la main pour revendiquer leurs droits légitimes : l’égalité, la liberté, l’indépendance. Mais ce qui devait être une manifestation d’espoir s’est transformé en cauchemar. Après quelques incidents, l’armée coloniale française, épaulée par des milices de colons, réplique avec une violence inouïe, aveugle, méthodique.

Pendant plusieurs semaines, les représailles s’abattent sur toute la région : arrestations arbitraires, exécutions sommaires, bombardements de villages, tortures. Le nombre exact de victimes sera estimé à 45 000. Ce fut un carnage. Un génocide colonial. Une tentative de faire taire à jamais les aspirations d’un peuple.

Un crime impuni, un devoir de mémoire

Les responsables de ce massacre n’ont jamais été jugés. Aucun tribunal, aucune reconnaissance officielle de la responsabilité directe de l’État colonial français n’est venue apaiser les douleurs. Pire encore, pendant des décennies, ce drame a été nié, minimisé, effacé des manuels scolaires et de la mémoire officielle française.

Aujourd’hui, à The DZ Legacy, nous refusons l’oubli. Nous brandissons cette date comme un symbole : celui d’une dignité assassinée, d’un peuple humilié, mais debout. Car si les balles ont tué les corps, elles n’ont jamais pu éteindre l’idée d’indépendance. Le sang versé à Sétif fut l’étincelle qui mènera, 9 ans plus tard, à la révolution du 1er Novembre 1954.

Transmettre pour résister

Notre mission est claire : faire vivre la mémoire de ceux que l’histoire a voulu effacer. Le 8 mai 1945 n’est pas une simple date dans un livre — c’est une blessure dans notre chair collective. Chaque nom, chaque visage, chaque village détruit mérite d’être raconté, honoré, pleuré.

En cette date, nous appelons la jeunesse algérienne et la communauté internationale à se souvenir, à partager, à apprendre. À porter haut l’héritage de Sétif. Car sans mémoire, il n’y a pas de justice. Et sans justice, il n’y a pas de paix véritable.

The DZ Legacy s’engage à défendre ce patrimoine douloureux mais fondateur, pour que jamais plus, l’histoire ne puisse se répéter dans le silence.

Allâh yrehmem Echouhadaa.