01Juin2026

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Réponse au tweet de M. Radouan Kourak sur l’Algérie et la colonisation française

“L’histoire n’est pas un tweet. Et surtout pas quand elle concerne la douleur de millions de vies.”

The DZ Legacy Association, organisation indépendante pour la défense du patrimoine historique et culturel algérien, souhaite réagir aux propos algérophobes récents de M. Radouan Kourak, affirmant que la colonisation française aurait été « bénéfique » pour l’Algérie.

Une telle déclaration, simpliste et contraire aux faits établis, dénote une méconnaissance profonde de l’histoire réelle de l’Algérie — ou une volonté délibérée de la travestir.


1️⃣ L’Algérie n’était pas un « désert sans État » en 1830

Avant 1830, l’Algérie existait comme entité politique sous la Régence d’Alger (1518-1830), administrée par les Deys ottomans avec des structures locales solides :

  • Trois beyliks (Alger, Constantine, Oran) dotés d’administrations, de tribunaux et d’une fiscalité.
  • Des ports actifs commerçant avec Marseille, Gênes et Istanbul.

📚 Source : Archives nationales d’Algérie, “Chroniques de la Régence d’Alger”, vol. 2 (1968).

L’Algérie précoloniale comptait des écoles coraniques (zawiyas), des médersas et un réseau agricole productif dans les Hauts-Plateaux.

📚 Source : Abdelkader DJEGHLOUL, “La société algérienne avant 1830”, ENAG Éditions, Alger, 1990.


2️⃣ Le « développement » colonial servait d’abord la France

Les routes, ports et villes modernes évoqués par M. Kourak étaient construits pour l’extraction et l’exportation des richesses algériennes vers la métropole : blé, vin, minerais, puis pétrole.

En 1950, 90 % des terres cultivables appartenaient à 10 % des colons européens, tandis que la majorité musulmane vivait dans la misère rurale.

📚 Source : Mohamed Chérif SAHLI, “L’Algérie colonisée”, SNED, Alger, 1971.

Même les écoles servaient à “assimiler” et non à instruire : en 1954, seulement 15 % des enfants algériens musulmans étaient scolarisés.

📚 Source : Ministère algérien de l’Éducation nationale, “Rapport sur l’enseignement en Algérie 1830-1962”, Alger, 1972.


3️⃣ Une “économie solide” ? Pour la France, pas pour les Algériens

En 1960, l’analphabétisme atteignait 85 % et la mortalité infantile 120 ‰.

📚 Source : Office National des Statistiques d’Algérie (ONS), “Bilan démographique 1962”.

L’Algérie indépendante a dû reconstruire une économie nationale à partir de rien : les colons partis ont emporté les capitaux, les ingénieurs et les plans industriels.

📚 Source : Ahmed BEN BELLA, discours du 5 juillet 1963 (Archives de la Présidence de la République algérienne).


4️⃣ L’Algérie d’aujourd’hui avance malgré tout

Oui, l’Algérie a ses défis. Mais elle est aussi :

  • Le 1er pays africain en réserves de gaz naturel.
  • Le 1er PIB du Maghreb et un membre fondateur de l’Union africaine.
  • Et surtout, une nation libre, née d’un combat que même les tweets révisionnistes ne peuvent effacer.

📚 Sources : Banque d’Algérie, Rapport économique 2023 ; Union Africaine, Index 2024.


5️⃣ Notre réponse

Monsieur Kourak, quand on parle de 132 ans de colonisation, de massacres, d’expropriations et de spoliation culturelle, on ne parle pas d’un « bénéfice », mais d’un traumatisme.

L’Algérie n’a pas été “civilisée” par la France : elle a été dépouillée puis reconstruite par ses enfants.

Nous vous invitons à venir consulter les archives du Musée national du Moudjahid à Alger : vous y trouverez des faits, pas des mythes.


 “Préserver la mémoire, c’est défendre la dignité.”

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THE DZ LEGACY

“SI NOUS VENONS A MOURIR, DEFENDEZ NOS MEMOIRES” 1ER Novembre 1954 – 71 ans.

Le 1er novembre 1954, à l’aube de la « Toussaint », l’Algérie s’engageait vers son destin. Pour l’association The DZ Legacy, défenseure du patrimoine et de la culture algérienne, cette journée revêt un sens profond : elle marque la première flambée collective d’un peuple déterminé à se libérer de plus d’un siècle de domination coloniale.

Le contexte

Depuis 1830, l’Algérie vivait sous le joug de la colonisation française : terres spoliées, statuts discriminants, voix enchaînées. Une génération de jeunes militants, d’enseignés, de paysans expropriés, de travailleurs des villes, portait en elle l’urgence d’agir. Comme l’écrit un article algérien : « Le 1er novembre 1954 n’est que l’aboutissement d’une longue résistance du peuple algérien contre l’occupation française. »
Cette journée ne surgit pas du vide : elle est l’expression d’un peuple réveillé, d’une nation qui ne veut plus attendre.

Le déclenchement

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, près d’une soixantaine d’attaques coordonnées frappent des casernes, des postes de police et des installations coloniales à travers l’Est de l’Algérie, notamment dans les Aurès et la Mitidja.
Simultanément, la Front de libération nationale (FLN) diffuse une proclamation — « la Déclaration du 1er novembre 1954 » — appelant le peuple algérien à restaurer un État souverain, démocratique et social, dans le respect des libertés fondamentales.
Cet acte symbolique et concret a fait éclater d’un seul geste la longue pression du colonialisme.

L’importance et l’héritage

Pour l’Algérie, cette date est désormais un repère majeur : elle consacre l’unité de la nation et incarne le nationalisme du peuple.
À travers les mots d’un article algérien, on lit : « Le 1er novembre 1954… date emblématique de la lutte pour l’indépendance, revêt une signification profonde pour les Algériens. »
Elle n’est pas seulement une révolte armée : c’est un geste fondateur, culturel autant que politique, qui résonne jusque dans la mémoire collective.

Une émotion sincère, sans excès

Nous, membres de The DZ Legacy, regardons ce moment avec respect, gravité et espoir. Nous pensons aux femmes et aux hommes de cette nuit-là — aux voix qui se sont élevées, aux chaînes mentales qui ont été brisées.
Nous ne glorifions pas la guerre pour la guerre ; nous honorons l’élan d’un peuple déterminé à exister, à parler, à bâtir. Cette émotion n’est pas un appel à la vengeance, mais une invitation à connaître, à transmettre, à préserver.

Pourquoi aujourd’hui ?

Parce que chaque année, le 1er novembre, nous rappelons que la culture algérienne — dans ses langues, ses traditions, ses valeurs — n’est pas une donnée mytique ou figée : elle est vivante. Elle s’appuie sur des gestes comme celui de 1954 pour affirmer que l’Algérie est, et que ses héritages méritent d’être protégés.
Nous invitons chacun à se souvenir non pas seulement pour regarder en arrière, mais pour donner sens à l’action présente : que notre patrimoine — matériel et immatériel — serve à bâtir un avenir éclairé.


En ce 1er novembre, prenons un moment de recueillement pour tous ceux qui, silencieusement ou ouvertement, ont œuvré à la libération, à la dignité et à l’identité algériennes. Puis engageons nous à transmettre cette mémoire, à défendre ce patrimoine, et à poursuivre, à notre façon, l’élan de liberté initié cette nuit-là.

Si nous venons a mourir, défendez nos mémoires – DIDOUCHE Morad – Allâh y erhem chouhadaa

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THE DZ LEGACY

STOP A L’ALGEROPHOBIE !

Propos de Madame Noëlle Lenoir sur CNews : nous disons STOP à la stigmatisation des Algériens !

Le 8 août 2025, sur le plateau de l’émission L’Heure des pros 2 (CNews), Madame Noëlle Lenoir, ancienne ministre et présidente du comité de soutien à Boualem Sansal, a déclaré :

« Vous avez des millions d’Algériens qui présentent des risques majeurs, qui peuvent sortir un couteau dans le métro… »

Ces propos constituent une généralisation dangereuse qui assimile l’ensemble des Algériens à une menace, renforçant des préjugés racistes et nourrissant un climat de haine.


UNE BANALISATION INADMISSIBLE !

Le fait que de tels propos aient été tenus sans le moindre recadrage par l’animatrice et diffusés à grande échelle participe à la normalisation médiatique des discours xénophobes.


UN CONTEXTE DÉJÀ TENDU

Ces déclarations surviennent alors que les relations franco-algériennes connaissent de fortes tensions diplomatiques. De telles accusations ne peuvent qu’aggraver la fracture.


NOTRE POSITION

En tant qu’association de défense des Algériens en France, The DZ Legacy :

  • condamne fermement ces propos indignes et stigmatisants les algeriens ;
  • dénonce la banalisation des discours discriminatoires dans le paysage médiatique et du régime français ;
  • affirme solennellement que, si une procédure judiciaire venait à être engagée pour ces déclarations, nous nous porterons partie civile pour défendre l’honneur et les droits des Algériens.

La dignité des algériens n’est pas négociable !

Nous appelons les médias, les institutions et la société civile à agir contre la montée de la haine contre les algériens et à rétablir le respect mutuel entre les communautés.

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THE DZ LEGACYALGéopolitique

📗19 mars 1962 : Une date historique pour l’Algérie

Le 19 mars 1962 reste gravé dans la mémoire du peuple algérien comme un tournant décisif dans sa lutte pour la liberté. Cette date marque l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, conséquence des accords d’Évian signés la veille entre le Front de Libération Nationale (FLN) et le gouvernement français. Après huit années de guerre marquées par d’innombrables sacrifices, ce jour représente l’aboutissement du combat du peuple algérien pour son indépendance.

Les Accords d’Évian : Une victoire après des années de lutte

Les négociations entre les représentants du FLN et les autorités françaises ont conduit à un accord historique, mettant fin officiellement aux hostilités et ouvrant la voie à un référendum d’autodétermination. Parmi les principaux points des accords :

  • La reconnaissance de l’Algérie comme une nation souveraine.
  • L’organisation d’un référendum permettant au peuple algérien de confirmer son indépendance (1er juillet 1962).
  • La mise en place d’une période de transition.

Malgré ces accords, des tensions et des violences ont persisté (OAS) jusqu’à la proclamation officielle de l’indépendance, le 5 juillet 1962.

Le rôle de l’OAS : La stratégie de la terre brûlée

Opposée aux accords d’Évian et à l’indépendance de l’Algérie, l’Organisation Armée Secrète (OAS) était un mouvement clandestin composé d’éléments extrémistes favorables à l’Algérie française. Dès 1961, et plus intensément après le 19 mars 1962, l’OAS multiplie les actions terroristes pour empêcher l’application des accords et maintenir la présence française en Algérie.

Parmi ses actions les plus marquantes :

  • Attentats et assassinats ciblés contre des responsables politiques, des intellectuels et des militants algériens, ainsi que contre des Européens favorables à l’indépendance.
  • La politique de la “terre brûlée”, avec des attaques contre des infrastructures publiques, des écoles, des bibliothèques et des bâtiments administratifs. L’objectif était d’empêcher l’Algérie indépendante de disposer des structures nécessaires à son développement.
  • Les massacres de civils dans plusieurs villes d’Algérie, notamment à Alger et Oran, visant à semer la terreur et à punir ceux qui soutenaient l’indépendance.

L’OAS, par ses actions violentes et désespérées, a cherché à retarder l’inévitable. Mais face à la détermination du peuple algérien et à l’engagement du FLN, elle n’a pu empêcher l’indépendance de l’Algérie, officiellement proclamée le 5 juillet 1962.

Une date symbolique pour l’Algérie

Chaque année, le 19 mars est commémoré en Algérie comme le jour où le pays a officiellement entrevu la fin du colonialisme. C’est un moment de recueillement et de mémoire pour tous ceux qui ont donné leur vie pour que l’Algérie retrouve sa souveraineté.

Préserver l’Histoire et la Mémoire

En tant qu’Algériens et en tant qu’association The DZ Legacy, nous avons un rôle essentiel à jouer dans la préservation du patrimoine et de la mémoire nationale. Nous devons continuer à transmettre aux générations futures le récit de notre lutte et les valeurs de dignité, de résistance et de liberté qui ont guidé nos aînés.

Le 19 mars 1962 n’est pas seulement une date dans les livres d’histoire, c’est un symbole de la résilience d’un peuple qui a su arracher sa liberté après des années de sacrifices. Gloire à nos martyrs et vive l’Algérie indépendante ! Allâh yarhmem echouhadaa