Audrey Azoulay : Directrice de l’UNESCO ou ambassadrice du luxe et du népotisme culturel ?

Sous la direction d’Audrey Azoulay, l’UNESCO semble avoir pris un virage inattendu : de gardienne du patrimoine mondial à vitrine de défilés de mode et de gestion budgétaire façon haute couture… c’est-à-dire avec beaucoup d’apparat, mais sans substance.
En 2023, l’organisation est frappée d’un déficit abyssal de 19 millions de dollars – un “détail” qui aurait peut-être échappé à Mme Azoulay, trop occupée à faire la cour à Dior, Louis Vuitton ou Prada, partenaires de ses mondanités parisiennes au siège même de l’UNESCO. Des marques de luxe dans une institution censée défendre la diversité culturelle ? Voilà un sens de l’ironie qui nous échappe, mais qui ferait sans doute plaisir aux contribuables des pays membres.
Plus préoccupant encore, des contrats d’1,7 million d’euros ont été accordés à Capgemini pour une refonte des systèmes administratifs. Résultat ? Aucune livraison, mais l’argent, lui, a bien disparu. Qu’importe : au lieu de rendre des comptes, on déplace discrètement la directrice financière comme si de rien n’était. L’art du camouflage, visiblement appris dans les coulisses du pouvoir, où Mme Azoulay excelle.
Et puisqu’on parle de conflits d’intérêts, difficile de ne pas mentionner son lien de parenté direct avec André Azoulay, conseiller influent du roi du Maroc. Un hasard, sans doute, si sous sa houlette, le Maroc se voit accorder avec une aisance déconcertante l’inscription au patrimoine de l’UNESCO d’éléments culturels… algériens.

Dernier exemple en date : le dossier soumis par le Maroc pour une inscription patrimoniale, qui avait pour date limite le 31 mars 2025. Non seulement ce délai a été franchi, mais le dossier a été modifié après cette date, avec l’ajout de nouveaux éléments et photos relevant clairement du patrimoine algérien. Et là encore, pas un mot, pas une remarque de l’UNESCO – qui, sous la direction d’Azoulay, semble confondre patrimoine universel et appropriation sélective.

Les critiques ne viennent plus seulement d’associations comme la nôtre. Des États membres eux-mêmes ont tiré la sonnette d’alarme, s’étonnant que l’on puisse transformer une organisation internationale en club privé au service de quelques élites et de leurs ambitions personnelles.
Pour résumer : pendant qu’Audrey Azoulay joue à la mécène des marques de luxe et distribue les éléments du patrimoine comme des sacs griffés, l’UNESCO s’enfonce dans une crise de crédibilité. Et les peuples, comme les Algériens, voient leur héritage subtilisé sous couvert de diplomatie culturelle.
Il est temps que l’UNESCO retrouve sa vocation première : protéger le patrimoine, pas maquiller la corruption.










